Sur Facebook, les pages publient souvent dans le vide. Les groupes, eux, discutent. Depuis que le réseau met les groupes en avant dans le fil d’actualité, une communauté active touche ses membres bien plus sûrement qu’une page touche ses abonnés. Beaucoup d’entreprises, d’associations et de créateurs l’ont compris et ouvrent leur groupe.
Puis ils se heurtent tous au même mur : les premiers membres.
Le cap des trente premiers
Un groupe de six membres, c’est une salle vide. Le visiteur qui arrive voit trois publications sans réponse, une liste de membres qui tient sur un écran, et il comprend qu’il serait le septième à parler tout seul. Il ne rejoint pas, ou il rejoint et ne revient jamais.
Le réflexe est d’inviter tous ses contacts. Ça marche un temps, puis ça s’essouffle : vos amis ne sont pas votre public, une partie ignore l’invitation, et Facebook n’aime pas beaucoup les invitations envoyées en rafale. Passé la trentaine de membres, en revanche, le groupe commence à ressembler à un endroit où il se passe quelque chose, et les arrivées spontanées deviennent plus faciles.
Ce que vous recevez vraiment
Nos membres de groupe Facebook rejoignent votre groupe progressivement et font grimper le compteur affiché sous son nom. Ils remplissent la liste des membres, et le groupe change d’allure aux yeux des visiteurs.
Soyons honnêtes sur la suite : un membre acheté ne publie rien, ne commente rien et ne répondra pas à vos sondages. Il fait nombre, c’est tout. L’achat lance la machine. Il ne la fait pas tourner.
Pour quels groupes ça a du sens
Le groupe d’une marque qui veut réunir ses clients, celui d’un club ou d’une association locale, la communauté d’une formation ou d’un podcast : pour eux, un compteur présentable au lancement aide à franchir le cap où les vrais membres osent participer. Les animateurs y publient de toute façon, et le groupe a une raison d’exister au-delà du chiffre.
Le contre-exemple, on l’assume : un groupe d’entraide entre particuliers, où tout repose sur les échanges entre membres. Gonfler le compteur ne crée aucune entraide. Si personne n’y répond aux questions, réglez d’abord l’animation, avec deux ou trois membres moteurs, avant de penser au chiffre.
Trois questions qui reviennent
Est-ce légal ?
Oui, en France. Les règles de Facebook l’interdisent en revanche, et le réseau retire régulièrement des comptes jugés inauthentiques. La conséquence la plus fréquente est donc un recomptage : des membres disparaissent, le total baisse. Une livraison étalée évite un afflux de trois cents personnes en une heure, rien de plus, et personne ne peut écarter ce risque.
Les membres seront-ils visibles ?
Dans un groupe public, la liste des membres est consultable. Les nouveaux arrivants y figurent comme n’importe qui. C’est justement ce qui rend le groupe présentable, et c’est aussi pourquoi les proportions comptent : une liste de deux mille noms dans un groupe sans aucune publication intrigue plus qu’elle ne rassure.
Combien en ajouter ?
Par paliers, en suivant l’activité. Quelques centaines de membres au lancement suffisent à sortir de l’effet salle vide. Ensuite, laissez les publications et les arrivées spontanées travailler quelques semaines avant d’envisager un nouvel apport.
Passer commande
Le groupe doit être public, c’est indispensable. Vous fournissez son lien, rien d’autre : aucun accès administrateur, aucun mot de passe. Si vous ne savez pas où trouver l’adresse exacte, notre article pour récupérer et copier une URL Facebook vous guide. Le choix de la vitesse se fait sur la fiche : en express, le traitement est prioritaire et la commande part généralement dans l’heure. Les membres arrivent ensuite progressivement. Le paiement s’effectue par carte bancaire, sur e-Transactions, la solution du Crédit Agricole.
Et si vous hésitez encore entre animer une page et un groupe, notre article sur les J’aime et les abonnés d’une page Facebook vous aidera à y voir plus clair.
Les trois premiers posts
Une fois le groupe rempli, tout se joue dans les premiers jours. Publiez une présentation qui explique à quoi sert le groupe, posez une question simple à laquelle chacun peut répondre, et répondez vous-même à chaque commentaire. Les trois premiers posts comptent plus que les trois cents premiers membres. Les membres achetés remplissent la salle ; la conversation, c’est à vous de la lancer.